H I S T O I R E__I N F E R N A L E .Alors la fin est arrivée. Mais comme on dit il n'y a pas de début sans fin. Le scénario était déjà écrit il me semble. Alors j'aimerais pouvoir m'endormir le soir en étant rassurée, apaisée, sans n'avoir aucun regret de nous deux, de notre passé, ou des choses que nous avons faîtes, sans plus me demander si un jour il y aura un retour même si je ne veux plus souffrir, sans regarder ton numéro et hésiter. Seulement le soir, je sais que je n'arriverais pas a fermer l'oeil immédiatemment. Toujours ces remords, ces souvenirs ancrés en moi. Je ne ressens aujourd'hui que du dégout et de la haine pour cette histoire. La frontière entre l'amour est la haine est mince, mais je me suis promis de ne plus la franchir. Alors je n'ai plus que mes yeux pour pleurer et mon coeur pour t'aimer, je n'ai plus cette moitié, l'autre moitié qui m'aimait, celle qui disait qu'entre nous, tout serait infini, celle qui avait pris mon coeur en otage, celle qui avait fait la promesse de ne jamais plus me faire du mal, celle qui me protégais. Mais quand cette moitié n'est plus là, alors on s'efforce a avancer malgré tout, a sourire aux autres, et a tenir, sans cette moitié. Nos souvenirs sont la seule chose qu'il nous reste pour se rappeler de notre amour, et pour pleurer. Chaque jour est une nouvelle étape, sans celui que nous avons toujours aimé. On se doit d'avancer même si cette moitié n'est plus a nos côtés, on sourit aux autres, on dit que tout va bien, et que non cette histoire c'est du passé. Mais hélas sans passé, il n'y aurait pas ce présent, si dur et si évident. Dans nos rêves, cette moitié est toujours là, à hanter nos nuits. Et le matin au réveil nos larmes sont le seul résultat de ces doux cauchemars. Maintenant, lorsqu'on se croise tous les souvenirs remontent, lorsque tu me touches, mon coeur s'emballe. Quand je recois tes textos le matin, ou quand je vois des appels manqués venant de toi, je ne sais plus comment réagir, quand je te vois connecté je me demande si tu viendras me parler. Ce qui fait le plus mal, c'est que je te vois continuer ta vie. Et tu arrives a faire comme s'il ne s'était jamais rien passé, tu arrives a passer au dessus de tout çà. Et moi je pense toujours a nous, et parle toujours a la première personne du pluriel alors que je devrais parler a la première du singulier. Tu savais si bien conjuguer le verbe aimer au présent, alors pourquoi ne continues pas. Mais non tu préfrères le réciter à l'imparfait. Mais ce moment je ne l'attend plus. J'ai essayé de reprendre le fil de ma vie, seule. Alors c'est ca la fin d'un premier amour, par pitié dîtes moi comment l'on fait pour avancer seule, sans cette putain de moitié, sans celui que l'on a toujours aimé.